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	<title>Résistance &#187; Camp Climat</title>
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	<description>Non à l'aéroport Notre Dame des Landes</description>
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		<title>Présentation 1-9 août</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 16:41:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[LA SEMAINE DE RÉSISTANCE
Cette semaine sera ponctuée de rencontres diverses, de débats, de projections vidéos sur la crise écologique articulée avec diverses thématiques telles que l'agriculture, l'énergie, la santé, les rapports Nord-Sud, l'économie, la monnaie… et accueillera le premier camp action climat en France.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-131 alignright" title="depliant1" src="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/07/depliant1-300x300.gif" alt="Les cons, s'ils croient qu'ils vont passer inaperçu !" width="300" height="300" /></p>
<h3>CAMP ACTION CLIMAT</h3>
<p>On y prend les décisions et on y gère le quotidien touTEs ensemble !<br />
<strong>du lundi 3 au dimanche 9 août</strong></p>
<p>Pour agir ici et maintenant, venez participer pour :</p>
<ul>
<li>sauver les terres agricoles menacées</li>
<li>sortir des logiques économiques actuelles qui sont à l&#8217;origine de l’urgence climatique</li>
<li>organiser des actions non violentes pour médiatiser et élargir la lutte</li>
<li>pratiquer l&#8217;autogestion, vivre de manière écologique et échanger nos savoirs </li>
</ul>
<blockquote><p><a title="Dépliant semaine du 1 au 9 août" href="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/07/depliant.pdf" target="_blank">Téléchargez le dépliant du programme de la semaine de résistance</a> (<em>format PDF, 750ko</em>)</p></blockquote>
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		<title>Les émissions de gaz carbonique</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 19:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-60" title="Les émissions de gaz carbonique" src="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/05/co22.jpg" alt="Les émissions de gaz carbonique" width="500" height="314" /></p>
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		<title>Le changement climatique et ses interactions</title>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 19:57:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-56" title="risques2" src="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/05/risques2.jpg" alt="risques2" width="430" height="408" /></p>
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		<title>Dur climat pour les pauvres</title>
		<link>http://www.resistance-ndl.org/2009/05/dur-climat-pour-les-pauvres/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 19:50:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les économistes et les " responsables " politiques, ou presque, célèbrent le culte de la croissance, condition selon eux de la création d'emplois et de la satisfaction de besoins en expansion. À l'échelle mondiale, ils défendent, au moins en principe, les " objectifs du millénaire " des Nations Unies, visant à réduire fortement la pauvreté. Or ces objectifs ne seront pas atteints si les questions environnementales n'y sont pas intégrées en première ligne, et si la religion de la croissance n'est pas contestée. On se limitera au cas du réchauffement climatique, bien que d'autres voyants soient au rouge : polluants organiques persistants, biodiversité, épuisement des écosystèmes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une dizaine d&#8217;années, les travaux scientifiques s&#8217;accumulent et convergent : ceux du GIEC (<em>Groupe Intergouvernemental d&#8217;Experts sur l&#8217;Évolution du Climat</em>), du PNUE (<em>Programme des Nations Unies pour l&#8217;Environnement</em>), de l&#8217;Agence européenne pour l&#8217;environnement, etc.</p>
<h3>Que disent-ils ?</h3>
<p>Que l&#8217;accélération du réchauffement climatique dans la période récente est directement liée aux émissions d&#8217;origine humaine de gaz à effet de serre, principalement le CO2.</p>
<p>Que, au-delà d&#8217;un réchauffement de 2° par rapport à l&#8217;époque préindustrielle (on est actuellement à 1°, et compte tenu des émissions actuelles, on atteindra 1,5° d&#8217;ici peu) des catastrophes humaines mondiales sont prévisibles : sécheresses, inondations et tempêtes, élévation du niveau des mers, etc.</p>
<p>Que, au cours du XXIème siècle, sur la base des tendances actuelles, le réchauffement sera compris entre 2° et 6°, sans même évoquer des scénarios nettement plus pessimistes mais non dénués de fondements.</p>
<p>Or ces catastrophes toucheraient en priorité les populations les plus pauvres de la planète, qui dépendent le plus des &nbsp;&raquo; aléas &nbsp;&raquo; climatiques. Elles pourraient réduire à néant les objectifs du millénaire pour 2015, et provoquer des régressions au-delà. Limitons-nous au premier de ces objectifs : réduire de moitié la proportion de pauvres et la proportion de personnes souffrant de la faim.</p>
<p>S. M.</p>
<p>On estime que 90 % des personnes concernées par les désastres &nbsp;&raquo; naturels &nbsp;&raquo; liés au réchauffement habitent dans des pays ou régions pauvres. Dans certaines régions (Sahel, Amérique centrale, Bengladesh, Pacifique sud&#8230;), ces désastres peuvent anéantir en quelques heures des années de progrès du développement humain. Selon la Croix-Rouge et le Croissant Rouge, le nombre de personnes gravement affectées par de telles catastrophes est passé de 740 millions dans les années 1970 à plus de 2 milliards dans les années 1990. Les pertes économiques correspondantes seraient passées de 131 milliards à 629 milliards, soit plus que dix ans d&#8217;aide publique au développement. Selon le PNUE, le coût du réchauffement climatique double tous les dix ans. Selon d&#8217;autres estimations, les pertes économiques de ce type dépasseraient le PIB mondial au cours des années 2060 ! Calculs contestables sans doute, mais guère plus que ceux de l&#8217;économie usuelle.</p>
<p>La moitié de la population mondiale vit dans des zones côtières qui seraient submergées si le niveau des mers s&#8217;élevait d&#8217;un mètre, évaluation prudente pour le siècle à venir si les tendances actuelles persistent. Il faut donc s&#8217;attendre à des migrations massives de &nbsp;&raquo; réfugiés environnementaux &nbsp;&raquo; : vingt millions avant la fin du siècle rien que pour le Bengladesh, 150 millions dans le monde dès 2050 selon des chercheurs d&#8217;Oxford.</p>
<p>Pour maintenir le réchauffement climatique dans des limites humainement tolérables, il faudrait que chaque habitant du monde ne dépasse pas un niveau d&#8217;émissions de 0,46 tonnes de carbone par an. En 1995, aux États-Unis, ce chiffre était de 5,3 tonnes, soit 12 fois plus.</p>
<p><strong>La question qui nous est posée est donc la suivante : la croissance telle que nous l&#8217;avons connue et célébrée est-elle compatible avec cette contrainte de survie ?</strong></p>
<p>Sinon, comment penser &nbsp;&raquo; l&#8217;a-croissance &laquo;&nbsp;, une idée neuve du progrès, dégagée de la religion productiviste du &nbsp;&raquo; toujours plus &laquo;&nbsp;, et fondée sur d&#8217;autres indicateurs de bien-être ? Quelles transitions peut-on envisager ? Quelles activités et quels emplois développer, quelle organisation productive, quelle &nbsp;&raquo; relocalisation &nbsp;&raquo; de l&#8217;économie ? Mais aussi : quelle redistribution mondiale dans le cadre d&#8217;une affirmation de l&#8217;égalité des droits d&#8217;accès aux ressources environnementales ?</p>
<p>L&#8217;histoire montre que, dans des circonstances exceptionnelles, l&#8217;économie d&#8217;un pays peut être profondément restructurée en peu de temps sans catastrophe sociale, dès lors qu&#8217;existe une claire conscience de périls communs.</p>
<p>Cette prise de conscience tarde pour les risques environnementaux, parce que d&#8217;énormes intérêts privés sont en jeu et que les réseaux de la pensée unique minimisent les enjeux. Il appartient aux contre-réseaux de s&#8217;y mettre. Quand &nbsp;&raquo; la maison brûle &laquo;&nbsp;, il faut cesser d&#8217;y entasser des bombes à retardement.</p>
<p><em>Par Jean Gadrey, économiste, membre du conseil scientifique d&#8217;Attac.</em><br />
<a href="http://www.prospectives.info/" target="_blank">http://www.prospectives.info/</a></p>
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		<title>Le climat change, les épidémies</title>
		<link>http://www.resistance-ndl.org/2009/05/le-climat-change-les-epidemies/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2009 19:46:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[Le climat change, les épidémies

Favorisées par les températures en hausse, des maladies tropicales comme la dengue se propagent dans de nouvelles zones géographiques.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le changement climatique et le réchauffement de la planète font peser directement ou indirectement des risques sanitaires grandissants sur les populations humaines. Il s’agit notamment de la propagation des maladies infectieuses, de la multiplication des cas de cancer de la peau, de l’augmentation des affections respiratoires et de la malnutrition. Le Dr Mukesh Haikerwal, président de l’Association australienne de médecine, va jusqu’à considérer le changement climatique comme “le plus grave problème environnemental et sanitaire de notre temps”.</p>
<p>L’humanité doit faire face à une variété sans précédent de maladies infectieuses. Et les transformations de leur prévalence et de leur dissémination, en particulier pour les pathologies transmises par un vecteur ou un hôte intermédiaire comme la dengue et le paludisme, sont souvent considérées comme une conséquence du dérèglement climatique. Les effets conjugués de l’élévation des températures et de l’accroissement des pluies entraînent l’élargissement des habitats favorables à l’expansion des maladies citées ci-dessus, mais aussi de bien d’autres affections transmises par un vecteur, provoquent des changements au niveau régional dans la transmission, qui de saisonnière devient permanente (ou vice versa), et suscitent des migrations de vecteurs vers des zones tempérées jusque-là préservées de ce genre de mal. La dengue est ainsi devenue un problème sanitaire majeur dans le monde depuis quelques années en raison de sa diffusion géographique, de plus en plus large.</p>
<p>Seule mesure préventive : éviter les moustiques</p>
<p>Les symptômes vitaux de la dengue hémorragique, une pathologie qui nécessite des soins immédiats et un traitement clinique conventionnel, sont l’apparition soudaine d’une forte fièvre accompagnée de vives douleurs musculaires et articulaires, de maux de tête, de vomissements, de diarrhées, de rougeurs et d’éruptions cutanées, et d’hématomes causés par des saignements internes dans les cas graves.</p>
<p>La dengue est provoquée par la piqûre du moustique Aedes, qui attaque le plus souvent à l’aube et au crépuscule. Les mois qui suivent la saison de la mousson sont habituellement les plus propices aux infections. Les réservoirs d’eau douce stagnante et les sols humides constituent des terreaux fertiles pour ces insectes. La dengue sévit souvent dans les zones urbaines de régions tropicales d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et du sud des Etats-Unis. En l’absence de suivi et de traitements adéquats, les complications peuvent être fatales. D’autant qu’aucun vaccin contre la dengue n’a encore été découvert. La seule mesure préventive existante consiste à éviter les piqûres d’insecte en prenant des précautions personnelles et en supprimant les points d’eau stagnante, comme les récipients ouverts, les pots de fleurs, etc., l’eau douce favorisant le développement du moustique Aedes. Il n’existe en outre pas de thérapie spécifique à la dengue, aussi s’attache-t-on essentiellement à soulager les symptômes douloureux et à combattre la déshydratation. Il faut isoler les cas aussi bien suspects qu’avérés durant les trois premiers jours de la maladie afin d&#8217;éviter que d&#8217;autres personnes soient contaminées.</p>
<p>La première fois que cette maladie s’est déclarée quasi simultanément en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord date des années 1780. Pour être précis, la pathologie a été identifiée et baptisée “dengue” en 1779. Une épidémie a de nouveau frappé vers le milieu du XXe siècle en Asie du Sud-Est, la dengue devenant l’une des causes majeures de décès chez les enfants dans de nombreux pays de la région. Depuis, sa recrudescence sporadique en fait l’une des principales pathologies humaines transmises par les moustiques, juste après le paludisme. Au début du XXIe siècle, on a observé une épidémie sans précédent dans certaines zones comme les Amériques ou la région Pacifique. On en a attribué la cause à la prolifération grandissante des moustiques au fur et à mesure de la hausse des températures liée au réchauffement de la planète, qui favorise l’extension géographique de leurs habitats. Résultat : les deux cinquièmes de la population mondiale sont désormais menacée. Dans son quatrième Rapport d’évaluation, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC ; en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) tire la sonnette d’alarme : entre 1,5 et 3,5 milliards d’individus risquent de contracter la dengue d’ici à 2080 à cause du réchauffement climatique. “L’augmentation des précipitations a rallongé à chaque saison la durée de l’épidémie”, met ainsi en garde Wiku Adisasmito, un spécialiste de la dengue à l’Université d’Indonésie. Le Rapport mondial sur le développement humain 2007-2008, rédigé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et qui tient compte, entre autres, des projections du GIEC, souligne que la dengue frappe déjà à une fréquence accrue des régions d’où elle était précédemment absente, en Amérique latine comme en Asie de l’Est. Au Mexique, le moustique qui est son vecteur a été détecté à 1 600 mètres d’altitude, alors qu’aucun cas de transmission de la maladie n’avait été diagnostiqué au-dessus de 1 200 mètres d’altitude avant 1986. En Indonésie, l’élévation des températures a entraîné la mutation du virus et, par voie de conséquence, l’élargissement de sa base génétique. Le nombre des décès augmente également à la saison des pluies.</p>
<p>La dengue était inconnue au pakistan jusqu’en 1994</p>
<p>Quant au Pakistan, le premier cas a été signalé en 1994. Et les ravages de la dengue dans le pays au début de ce siècle peuvent être considérés comme une conséquence du réchauffement climatique. Les mois qui ont suivi la mousson de 2006 ont coïncidé avec la plus grave épidémie jamais enregistrée. . Les premiers malades ont été diagnostiqués dans la province du Sindh, en particulier à Karachi. Selon le ministère de la Santé pakistanais, plus de 3 000 cas suspects ont été rapportés dans l’ensemble de cette année-là, parmi lesquels 1 178 ont finalement été confirmés, faisant 30 morts.<br />
Des données non officielles font état de leur côté de plus de 2 000 cas d’infection avérés. La mousson de 2008 a elle aussi été suivie d’une épidémie, qui a duré plusieurs mois. Selon une estimation prudente, plus de 1 000 personnes ont été contaminées rien qu’à Lahore. Au total 26 personnes ont trouvé la mort, d’après des sources officielles du ministère de la Santé.</p>
<p>Hisashi Ogawa, conseiller régional pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les milieux favorables à la santé, exhorte les Etats à “renforcer à l’avenir leur système de santé, la veille sanitaire et leur capacité de réponse face aux éventuelles épidémies de dengue, de diarrhées, de choléra ou de n’importe quelle autre affection qui peut être liée au réchauffement climatique”.</p>
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		<title>Réchauffement climatique &#8211; L’ONU prévoit de 2°C à 4,5°C de plus au XXIe siècle</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 20:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut remonter de 650 000 ans pour trouver un niveau de GES comme maintenant

lundi 29 janvier 2007, par Louis-Gilles Francoeur
Les humains du XXIe siècle ont plus de deux chances sur trois de voir le climat de leur planète se réchauffer trois fois plus qu’au cours du XXe siècle, ce qui ferait augmenter la température moyenne du globe de 3 °C au-dessus du niveau de l’ère préindustrielle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une hausse de cette ampleur du climat moyen de la planète qui a fait fondre très lentement le glacier du Wisconsin, qui couvrait tout le nord de l’Amérique il y a 13 000 ans. Et il est certain à plus de 90 % que cette hausse anticipée du climat n’est pas d’origine naturelle : elle est donc attribuable pour l’essentiel aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, indique le projet de rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC).</p>
<p>Ce quatrième bilan scientifique sur l’évolution du climat, dont Le Devoir a obtenu copie (version du 27 octobre adressée aux &nbsp;&raquo; décideurs &nbsp;&raquo; de la planète), sera débattu cette semaine à Paris par la communauté scientifique internationale avant d’être approuvé et divulgué officiellement vendredi prochain par l’ONU. Deux autres volets de cette synthèse scientifique quinquennale seront publiés par la suite, l’un en avril, portant sur les impacts de ce réchauffement, et l’autre en mai, sur les possibilités d’adaptation et de neutralisation des changements climatiques en cours.</p>
<p>Ce dernier bilan du GIEC confirme ce que Le Devoir publiait en septembre dernier, soit que la totalité des modèles mathématiques prédisent que la température de la planète devrait, au cours du présent siècle, être au minimum de 33 % plus élevée que le prédisait le dernier rapport de l’ONU, en 2001. En effet, le GIEC prévoit que la température mondiale augmentera au moins de 2 °C au XXIe siècle alors que le dernier rapport situait cette hausse minimale à 1,5 °C. La fiabilité des différents modèles mathématiques mis à contribution indique par contre que la hausse maximale ne devrait pas dépasser les 4,5 °C alors qu’on pensait qu’elle pourrait atteindre 6 °C, selon le rapport de 2001. Ce resserrement de la fourchette traduit surtout un accroissement de la précision des modèles.</p>
<p>L’intérêt de ce nouveau rapport réside aussi dans le fait que le GIEC détermine le degré de fiabilité ou la probabilité d’occurrence de plusieurs de ses constats et prévisions, un énorme progrès par rapport aux anciennes conclusions, souvent qualifiées de simples hypothèses par les détracteurs des changements climatiques. C’est ce qui permet par exemple au GIEC de conclure qu’il est certain à plus de 67 % de voir la hausse de la température du globe tripler au cours du XXIe siècle, passant de 1 °C pendant le XXe siècle à 3 °C au-dessus du niveau de l’ère préindustrielle (avant 1750).</p>
<h4>De nouveaux constats</h4>
<p>Le GIEC base ses prévisions d’évolution du climat sur des mesures empiriques confirmées par des centaines d’études et des milliers de chercheurs partout dans le monde.</p>
<p>- Les concentrations de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère terrestre dépassent à ce point celles de l’ère préindustrielle qu’il faut remonter 650 000 ans en arrière pour en trouver l’équivalent. Ces concentrations sont passées de 280 parties par million à 379 ppm en 2005. Les émissions annuelles de dioxyde de carbone (CO2) sont quant à elles passées de 6,4 gigatonnes (Gt), ou milliards de tonnes, pendant les années 90 à 7,2 Gt au cours de la période 2000-05. Quant aux concentrations de méthane, 22 fois plus dangereuses pour le climat que le CO2, elles sont passées de 717 ppt (parties par trillion) à 1774 ppt en 2005. La croissance de ces émissions ralentit depuis 1993 mais l’essentiel demeure d’origine humaine. Quant aux oxydes d’azote, des GES qui contribuent aussi aux pluies acides, ils sont passés de 270 ppb (parties par milliard) à 319 ppb, le tiers étant attribuable aux humains et aux activités agricoles.</p>
<p>- L’impact des émissions humaines sur le réchauffement dépasse de cinq fois celui des variations solaires, ce qui clôt une querelle scientifique entretenue par le lobby du pétrole pour disculper les GES associés aux combustibles fossiles.</p>
<p>- Onze des douze dernières années se retrouvent parmi les 12 années les plus chaudes depuis 1850 mais l’effet d’&nbsp;&raquo; îlot urbain &laquo;&nbsp;, un phénomène associé à la chaleur accrue des grandes métropoles, a un impact négligeable sur le réchauffement planétaire comparativement aux GES.</p>
<p>- La température moyenne des océans a augmenté jusqu’à des profondeurs atteignant les trois kilomètres, ce qui pourrait éventuellement atteindre les milliards de tonnes d’hydrates de carbone qui dorment à grande profondeur sur le lit de certains océans. Le GIEC se dit actuellement incapable d’évaluer la rétroaction qui proviendrait de la libération de ce méthane solidifié sur le fond des océans, tout comme aucune étude ne peut mesurer avec précision l’effet de rétroaction de la libération du méthane et du dioxyde de carbone emprisonnés dans le pergélisol, dont la température moyenne s’est accrue de 3 °C.</p>
<p>- Le réchauffement du climat a jusqu’ici gonflé la masse d’eau des océans de 1,8 mm par année entre 1961 et 2003 et, depuis la fin du XIXe siècle, ce réchauffement a gonflé les mers de 17 centimètres en moyenne. La fonte des glaciers et du couvert neigeux des régions nordiques a pour sa part contribué à relever le niveau des mers de 0,5 mm par an pendant cette période.</p>
<p>- Les températures de l’Arctique ont augmenté deux fois plus vite que celles des autres parties du globe. Les mers arctiques ont perdu 2,7 % de leur surface par décennie, avec des pics de fonte atteignant jusqu’à 7,4 % en été.</p>
<p>- Les précipitations se sont intensifiées globalement en Amérique du Nord et du Sud, dans le nord de l’Europe et de l’Asie ainsi qu’en Asie centrale. Par contre, de graves sécheresses ont frappé le Sahel, la Méditerranée, le sud de l’Afrique et certaines parties de l’Asie.</p>
<p>- Le nombre de journées et de nuits froides a diminué sur la planète alors que celui des journées et des nuits plus chaudes a sensiblement augmenté en fréquence. Les climatologues n’arrivent cependant pas à déterminer si les changements climatiques ont accru la fréquence des tempêtes et des ouragans tropicaux, un débat qui demeure ouvert. Par contre, leur intensité accrue semble liée au réchauffement du climat. Globalement, d’après ce qu’indiquent les études paléoclimatiques, le GIEC se dit certain à plus de 90 % que le dernier demi-siècle a été le plus chaud des 500 dernières années et affirme être sûr à plus de 67 % que ce demi-siècle est aussi le plus chaud des 1300 dernières années.</p>
<h4>Dernières prévisions du GIEC</h4>
<p>- Même si la planète revenait au niveau d’émissions de GES de l’an 2000 — ce qu’elle dépasse déjà allégrement —, le climat continuerait de se réchauffer pendant encore 20 ans au rythme de 0,1 °C par année en raison de l’énorme inertie des masses océaniques. Les prévisions du premier rapport du GIEC, en 1990, se sont d’ailleurs réalisées malgré l’imperfection des modèles prévisionnels de l’époque : alors qu’on prévoyait une hausse allant de 0,15 °C à 0,3 °C par décennie, les scientifiques ont enregistré une hausse du climat moyen de 0,2 °C par décennie. Mais si les émissions de GES continuent au rythme actuel, les modèles prédisent de façon extrêmement consensuelle qu’on doublera d’ici 2030 la hausse de 1 °C enregistrée au cours des 100 dernières années.</p>
<p>- Les émissions d’origine humaine prévues au cours du présent siècle contribueront activement à réchauffer le climat et à relever le niveau des mers pendant encore 1000 ans en raison de la lenteur du système climatique à éliminer ces gaz à effet de serre et à rétablir un nouvel équilibre planétaire.</p>
<p>- Les modélisateurs du climat estiment qu’il est &nbsp;&raquo; très probable &nbsp;&raquo; (plus de 90 % de probabilité) qu’on assiste à un ralentissement de 25 % des grands courants océaniques d’ici la fin du siècle. Mais les experts ne pensent pas qu’il en résultera un refroidissement — on pense généralement qu’il en sera ainsi en Europe — parce que le réchauffement global compensera, voire dépassera la perte de chaleur attribuable à l’arrêt de la grande &nbsp;&raquo; courroie &nbsp;&raquo; océanique, dont le Gulf Stream fait partie.</p>
<p>- L’accélération du réchauffement climatique pourrait entraîner une fonte des glaces accumulées sur le Groenland et l’Antarctique qui, si elle se produisait, pourrait forcer à la hausse de 10 à 25 % toutes les prévisions du GIEC.</p>
<p>- L’accumulation croissante de dioxyde de carbone dans les océans provoquera leur acidification, ce qu’aucune autre activité humaine n’avait réussi jusqu’ici, avec, on l’imagine, d’énormes impacts sur les organismes vivants qui en dépendent, comme les coraux, sans oublier les humains qui en tirent leur subsistance.</p>
<p>- Les surfaces actuellement enneigées de la planète seront réduites dans une proportion liée à l’intensité du réchauffement, tout comme les chercheurs prévoient un dégel progressif du pergélisol, du moins dans les couches supérieures, dans la plupart des pays de la couronne circumpolaire.</p>
<p>- En se raréfiant, les glaces des régions nordiques vont réduire la capacité réfléchissante de la planète, ce qui fera du même coup augmenter la température des océans, désormais exposés aux rayons solaires pendant de long mois.</p>
<p>- Les canicules extrêmes vont augmenter en nombre et en intensité, tout comme les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus sévères, une prévision jugée certaine à plus de 90 %. Le nombre de cyclones tropicaux devrait par contre diminuer, mais leur intensité va augmenter. Les routes empruntées par ces tempêtes vont se déplacer vers le nord, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour le Canada, qui est pour l’instant seulement touché par la queue de ces tempêtes.</p>
<p>- Plusieurs modèles mathématiques estiment qu’il faut absolument réduire les émissions cumulatives de GES au cours du siècle actuel si on veut éviter d’enclencher une rétroaction qui permettrait au climat de s’emballer et d’échapper à tout contrôle. Si les humains parvenaient à stabiliser le climat d’ici 2100, le GIEC prévoit que l’inertie du système engendrerait néanmoins une hausse additionnelle de 0,5 °C au cours du prochain siècle. Dans ce scénario de stabilisation, le niveau des mers s’élèverait quand même de 33 à 80 centimètres. Il faudrait plusieurs siècles pour qu’un abaissement contrôlé du climat permette de réduire progressivement ce gonflement des mers, surtout dans les couches profondes.</p>
<p>- Si la fonte du Groenland devait se poursuivre au-delà de 2100, ajoute le rapport de l’ONU, ce couvert de glace de près de deux kilomètres d’épaisseur en son centre provoquerait une hausse du niveau des mers de sept mètres étalée sur un millénaire. L’état de la planète ressemblerait alors à ce qu’il était il y a 125 000 ans, pendant ce qu’on appelle l’interglaciaire.</p>
<p>- L’Antarctique devrait conserver son couvert de glace, du moins pour l’essentiel, conclut le GIEC. On pense même que son couvert pourrait s’accroître en hauteur en raison de l’augmentation prévue des précipitations. Par contre, il pourrait y avoir une réduction de la masse nette des glaces antarctiques si la fonte dépassait les apports en surface.</p>
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		<title>Alternative sociale et contrainte écologique</title>
		<link>http://www.resistance-ndl.org/2009/05/alternative-sociale-et-contrainte-ecologique/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 07:34:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[Alternative sociale et contrainte écologique
La crise globale ouvre une ère nouvelle pour les luttes
TANURO Daniel
11 décembre 2008]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Contribution présentée dans le cadre de la journée de réflexion de l’Interrégionale wallonne de la Fédération Générale du Travail de Belgique (FGTB) &nbsp;&raquo; Dénoncer le capitalisme ensemble &laquo;&nbsp;, Namur, 15 décembre 2008.</p>
<h4>À crise globale, alternative globale</h4>
<p>Les mouvements sociaux ont besoin d’une perspective globale pour lutter à la fois contre la crise socio-économique et contre la crise climatique. Cette perspective ne peut être qu’anticapitaliste et antiproductiviste,</p>
<blockquote><p>&nbsp;&raquo; Le modèle actuel est arrivé au bout de ses limites tant pour l’amélioration des conditions de vie qu’il est capable d’offrir aux plus pauvres que pour l’empreinte écologique que nous pouvons imposer à la planète, mais mes clients n’investissent qu’avec des promesses de profit, et cela ne va pas changer &laquo;&nbsp;. [24]</p></blockquote>
<p>L’auteur de cette citation, M. Pavan Sukhdev, est économiste et banquier à la Deutsche Bank. Choisi par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement comme pilote d’une étude sur la réorientation de l’économie mondiale vers un modèle &nbsp;&raquo; vert &laquo;&nbsp;, sa citation résume parfaitement la situation : le système capitaliste est au bout de ses limites sociales et environnementales… mais il va les franchir, parce que les capitalistes n’investissent qu’avec des promesses de profit, et que le profit nécessite la croissance. Les travailleurs et l’environnement paieront la facture.</p>
<p>Repartons de la contrainte climatique, puisqu’elle conditionne désormais tout le reste. On a montré que, pour réussir la transition vers une économie sans carbone fossile, il ne suffit pas de développer les renouvelables et d’augmenter l’efficience énergétique tous azimuts. Il faut en plus que cela se fasse selon un plan rationnel qui intègre une réduction radicale de la consommation d’énergie dans les pays développés, afin de compenser les émissions dues au plan. Il faut donc réduire de façon importante les flux de matières. Cela nécessite de diminuer substantiellement la production et la consommation matérielles.</p>
<p>L’histoire enseigne que le capitalisme peut à la rigueur s’accommoder d’un plan (en temps de guerre, par exemple). Par contre, la réduction de la production est pour lui inacceptable et inconcevable. La raison est simple : la concurrence amène chaque propriétaire de capitaux à remplacer des travailleurs par des machines plus productives, afin de toucher un surprofit en plus du profit moyen. Il en résulte automatiquement une tendance permanente à la surproduction et à la surconsommation.</p>
<p>Le capitalisme est structurellement productiviste. Il n’est capable de réduire la production que par le truchement de ses crises périodiques. Ces purges temporaires ont certes l’avantage – si l’on peut dire ! – de diminuer quelque peu la pression sur l’environnement, mais elles opèrent à l’aveugle, entraînant chômage de masse, misère sociale, inégalités accrues et gaspillage de richesses.</p>
<p>Face à l’irresponsabilité climatique criminelle du capitalisme, face aux dures conséquences sociales de la crise économique, il s’agit pour les mouvements sociaux, pour le syndicalisme en particulier, de s’engager dans la voie d’une alternative globale, répondant à la fois à l’urgence sociale et à l’urgence écologique.</p>
<p>Cette alternative est indispensable pour éviter que des travailleurs se sentent obligés de choisir entre la peste du changement climatique – dont ils sont les principales victimes- et le choléra de la politique climatique capitaliste – dont ils sont les principales victimes aussi. Son élaboration demande une réorientation stratégique ample et profonde.</p>
<p>Entreprise par entreprise, les travailleurs et travailleuses sont amenés spontanément à souhaiter que les affaires marchent bien, parce que leur salaire et leur emploi en dépendent. Cette même attitude se reproduit aussi au niveau des secteurs et des pays, au nom de la compétitivité face à la concurrence internationale. Peut-on la maintenir aujourd’hui, dans le cadre d’un &nbsp;&raquo; verdissement &nbsp;&raquo; du capitalisme ? Nous pensons que non. Nous pensons que, face à un système sur le point de provoquer des catastrophes irréversibles, le mouvement syndical perdrait son âme s’il n’abandonnait pas la stratégie de compromis avec l’expansion capitaliste.</p>
<p>Comment faire face simultanément à la nécessité de diminuer radicalement et de façon planifiée la production et la consommation de matières pour sauver le climat, d’une part, tout en répondant d’autre part à la nécessité d’augmenter radicalement, pour toutes et tous, le niveau de satisfaction des besoins humains réels : un emploi, un revenu, un logement, une protection sociale, un enseignement de haut niveau, une alimentation de qualité, une retraite dans la dignité, notamment ? Telle est la question.</p>
<p>Dans le cadre de la logique capitaliste, cette question s’apparente à la quadrature du cercle. En effet, le système n’est capable de répondre aux besoins sociaux qu’en laissant tomber les miettes de la croissance de la table de l’accumulation (quand on l’y force). La solution ne peut donc consister qu’à sortir de la sphère privée les activités décisives du double point de vue du sauvetage du climat et de la satisfaction des besoins humains fondamentaux, afin de les mettre entre les mains de la collectivité. C’est le seul moyen d’empêcher que ces activités alimentent une spirale d’accumulation et de profit, donc de destruction du climat et d’inégalités sociales croissantes. Pour les mouvements sociaux, pour le syndicalisme en particulier, s’engager dans cette voie de façon conséquente nécessite une alternative globale, à la fois anticapitaliste et antiproductiviste, un nouveau projet de société de type &nbsp;&raquo; écosocialiste &laquo;&nbsp;.</p>
<h4>Quelques pistes de réflexion pour l’action syndicale</h4>
<p>Comment cette orientation générale pourrait-elle se traduire dans l’activité syndicale ? Il ne nous appartient pas d’en décider, mais on proposera quelques pistes de réflexion. Avant de les passer rapidement en revue, on attirera l’attention sur le fait que ces pistes doivent s’insérer dans un cadre revendicatif plus vaste en riposte à la crise, incluant notamment la mise sous statut public des activités bancaires et d’assurance.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">1°) Favoriser une démarche syndicale spécifique en matière de conscientisation et d’éducation des militants.</span></strong></p>
<p>Les grands médias martèlent la thèse d’un changement climatique dû à &nbsp;&raquo; l’activité humaine &laquo;&nbsp;. La responsabilité du capitalisme est passée sous silence et chaque citoyen individuel est appelé à &nbsp;&raquo; faire un effort &nbsp;&raquo; pour réduire ses émissions. Cette approche diffuse une ambiance de peur, d’impuissance, de culpabilité, d’irrationalisme, de mysticisme et d’individualisme. Elle favorise les discours patronaux et gouvernementaux en faveur de la modération, des sacrifices, etc.</p>
<p>Tout en reconnaissant l’importance de comportements individuels responsables et en donnant l’exemple à cet égard, il semble important que le syndicalisme fournisse une information alternative de haut niveau, en faisant appel à des scientifiques critiques et en soumettant les experts à une critique sociale. Il est essentiel de mettre en lumière les causes structurelles du changement climatique et le lien entre crise climatique et crise capitaliste. Outre qu’elle aidera les militants à participer au débat général sur le réchauffement, cette formation spécifique les armera face au patronat et au gouvernement. Elle pourra de plus contribuer à combattre l’individualisme et à reconstruire une identité de classe.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">2°) Impliquer la masse des travailleurs dans la lutte contre le changement climatique par des pratiques démocratiques de contrôle ouvrier.</span></strong></p>
<p>Les travailleurs à l’entreprise sont les mieux placés pour dénoncer les multiples gaspillages inhérents à la production capitaliste, tels que l’obsolescence accélérée des produits, la publicité, la non valorisation des déchets, etc. La lutte contre le changement climatique peut donner une nouvelle légitimité à cette dénonciation, et donc à l’action syndicale.</p>
<p>La formation et la conscientisation spécifiques évoquées ci-dessus pourraient se concrétiser en pratiques de contrôle ouvrier à l’entreprise (sur l’énergie, les gaspillages, la durabilité des produits, les stocks, les transports, l’impact de la flexibilité ou des horaires coupés sur les émissions, les ventes et achats de droits et de crédits de carbone, etc). En y impliquant activement les travailleurs, ces pratiques pourraient contribuer à faire naître une &nbsp;&raquo; écologie collective des producteurs &laquo;&nbsp;, complémentaire à &nbsp;&raquo; l’écologie individuelle (voire individualiste) des consommateurs &nbsp;&raquo; &#8211; une &nbsp;&raquo; écologie syndicale &nbsp;&raquo; alternative à &nbsp;&raquo; l’écologie patronale &nbsp;&raquo; (dans la mesure où elle existe). Popularisées par la presse syndicale et dans les grands médias, des initiatives de contrôle pertinentes pourraient contribuer à battre en brèche les discours individualistes et culpabilisateurs de la droite.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">3°) Revendiquer la création d’une entreprise publique pure dans le domaine de l’isolation et de la rénovation énergétique des bâtiments.</span></strong></p>
<p>La politique de primes de la Région wallonne est socialement injuste et écologiquement inefficace. Sous prétexte de lutte pour le climat, il s’agit essentiellement de faire des cadeaux aux riches, d’offrir un marché aux PME et de remplir les carnets de commande des fabricants (qui gonflent leurs prix en fonction des primes offertes dans les différents pays). L’impact sur les émissions étant dérisoire, la Région emploie l’argent de la collectivité pour acheter des crédits de carbone générés par des projets dits &nbsp;&raquo; propres &nbsp;&raquo; dans les pays du Sud.</p>
<p>Il y a vraiment mieux à faire car le parc immobilier wallon est un des plus mal isolés d’Europe et le restera longtemps dans la mesure où la demande solvable pour isoler les maisons existantes fait défaut. Revendiquer une entreprise publique pure d’isolation et de rénovation énergétique des bâtiments permettrait au mouvement syndical de rencontrer simultanément plusieurs objectifs : création de bons emplois, lutte sérieuse contre le changement climatique, baisse des factures énergétiques, amélioration du confort des logements et gestion rationnelle des deniers publics.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">4°) Revendiquer une politique cohérente de développement des transports publics et la gratuité des transports publics.</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #800000;">5°) Miser sur l’action internationale des travailleurs pour imposer aux multinationales des engagements de réduction des émissions à l’échelle mondiale et des investissements dans la recherche technologique.</span></strong></p>
<p>La politique européenne des quotas échangeables offre aux multinationales des opportunités nouvelles de faire des profits en vendant des droits et des crédits sur le marché du carbone tout en faisant chanter les travailleurs et leurs organisations syndicales. Cette situation place le mouvement syndical dans une position extrêmement difficile.</p>
<p>Face à ce problème, il y a lieu de privilégier une riposte syndicale internationale, à l’échelle du groupe, visant à imposer des engagements de réduction fermes pays par pays, par le biais de quotas non échangeables, ainsi que des programmes de recherche/développement dans le domaine des technologies bas carbone. Le contrôle ouvrier sur les investissements, les crédits et les droits peut être un moyen d’aller dans cette direction. Toute autre stratégie risque d’amener les travailleurs de chaque entreprise à s’unir avec &nbsp;&raquo; leur &nbsp;&raquo; patron pour exiger soit des quotas gratuits, soit des crédits bon marché, soit des taxes à l’importation des produits concurrents en provenance de pays en développement. Ces approches ne peuvent que créer la division entre les travailleurs, et partant faire le jeu du patronat transnational.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">6°) Défendre la formation/reconversion collective des travailleurs des secteurs menacés dans le cadre de la transition vers une société sans carbone fossile, avec maintien du salaire et des droits.</span></strong></p>
<p>La transition vers une société sans carbone fossile impliquera inévitablement des réductions d’emplois dans certains secteurs polluants. Les travailleurs de ces secteurs n’ont pas à faire les frais de cette situation. Ils ne portent en particulier aucune responsabilité pour le fait que les employeurs ont différé pendant des années les adaptations indispensables.</p>
<p>Ces travailleurs ont droit à un emploi et leur reconversion ne peut être laissée aux bons soins des stratégies néolibérales de formation et d’activation des chômeurs. Le mouvement syndical pourrait s’inspirer de ses meilleures expériences en la matière, et revendiquer une formation/reconversion collective des travailleurs, sous contrôle des intéressés, avec maintien des salaires et des droits jusqu’à l’obtention d’un emploi.</p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>7°) Populariser l’idée que l’énergie est un bien commun de l’humanité, comme l’eau, et ne peut donc être laissée aux mains du privé.</strong></span></p>
<p>Les lobbies énergétiques sont les agents les plus actifs du ralentissement de la lutte pour le sauvetage du climat. Ils sont aussi parmi les principaux responsables de l’offensive contre le revenu et le pouvoir d’achat des travailleurs. La libéralisation leur laisse toute liberté en matière de prix de l’électricité et du gaz. Elles s’est traduite dans la plupart des cas par un alourdissement des factures. La politique tarifaire est à la fois antisociale et anti-écologique puisque le coût du kilowatt est inversement proportionnel à la consommation.</p>
<p>La nécessité de passer rapidement aux renouvelables tout en réduisant la consommation énergétique globale, d’une part, et les interventions massives des gouvernements pour sauver les banques, d’autre part, créent un contexte favorable pour populariser l’idée que l’énergie est un bien commun de l’humanité, et que chaque être humain a droit aux ressources énergétiques nécessaires à la satisfaction des besoins de base. Cette idée peut trouver une application concrète dans l’exigence que chaque ménage ait droit à un certain quota gratuit &#8211; et non échangeable &#8211; d’électricité, de gaz, de mazout de chauffage ou d’eau, couplé à des tarifs rapidement progressifs et dissuasifs lorsque la consommation dépasse un certain niveau. La lutte pour une revendication de ce genre permettrait de faire progresser la demande d’une mise sous statut public de l’énergie, sans indemnité ni rachat.</p>
<p><strong><span style="color: #800000;">8°) Relancer le combat pour une réduction radicale du temps de travail, sans perte de salaire, avec embauche et avec réduction des cadences.</span></strong></p>
<blockquote><p>&nbsp;&raquo; Travailler plus pour gagner plus &nbsp;&raquo; est typiquement un slogan patronal, dans le cadre de la campagne de la droite pour réduire le coût salarial et allonger le temps de travail sous toutes ses formes. C’est aussi un slogan productiviste, qui enchaîne les travailleurs à la folle course de la machine capitaliste, sans jamais supprimer le chômage.</p>
<p>La réduction radicale du temps de travail, sans perte de salaire, avec embauche proportionnelle et diminution des cadences, est la revendication par excellence pour unir la lutte sociale et la lutte environnementale. Faisons-en le drapeau de l’écologie syndicale, l’écologie des producteurs qui veulent reprendre le contrôle de leur existence. Sauver le climat nécessite une réduction radicale des émissions de carbone fossile. Supprimer le chômage implique une réduction radicale du temps de travail. Dans les deux cas, l’ennemi est le même : la logique capitaliste d’accumulation &nbsp;&raquo; qui épuise les deux seules sources de toute richesse : la Terre et le travailleur &nbsp;&raquo; (Marx).</p></blockquote>
<p><em>Le 11/12/08</em></p>
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		<title>Bonjour tout le monde !</title>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2009 22:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Camp Climat]]></category>

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		<description><![CDATA[Semaine de résistance, du 1er au 9 août]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/05/affiche-ndl-site.jpg" rel="lightbox[1]"><img class="size-thumbnail wp-image-4  alignleft" title="Semaine de résistance, Non à l'aéroport Notre Dame des Landes" src="http://www.resistance-ndl.org/wp-content/uploads/2009/05/affiche-ndl-site-150x150.jpg" alt="Semaine de résistance, Non à l'aéroport Notre Dame des Landes" width="150" height="150" /></a> <strong>Semaine de résistance, du 1er au 9 août.</strong></p>
<p>Du 1er au 9 août, une semaine de résistance est organisée sur les terres de Notre Dame des Landes : festival musical le samedi 1er août, pique nique annuel le dimanche 2, Camp Action Climat du 3 au 9, arrivée de l’Alter tour le samedi 8…</p>
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